Notre avis sur la TC Max 2020 de Super Soco

Super Soco a décidé de frapper un grand coup, il a donc sorti la TC Max 2020. Et c’est impressionnant.

Julien Vaïssette

Fanatique d'Excel, adepte de Camus & ingénieur en mécanique ・ Suivez la conception de mon prototype de moto électrique en cliquant ici.

super soco tc max 2020 © jean charles barbe

Avant même que la TC Max 2020 n’arrive sur le sol européen, il y avait peu de doutes : une partie de l’avenir des véhicules électriques se joue en Chine.

Il n’est alors pas étonnant de voir un constructeur chinois de motos électriques montrer son ambition de conquérir le monde.

Avec cette équivalente 125, Super Soco a voulu marquer son territoire. Et c’est redoutablement bien fait. 

Alors en tant qu’ingénieur passionné par les motos électriques, je l’ai étudiée sous tous ses angles. Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’est plus fort que moi. J’ai fait des calculs et j’ai tracé des courbes, pour voir ce qui se cache derrière cette moto ambitieuse.

Je n’ai donc jamais roulé sur cette moto. 

Mais n’ayez crainte.

Car si vous souhaitez savoir ce qu’en pensent ceux qui la côtoient au quotidien, j’ai (aussi) contacté et répertorié l’avis de 5 propriétaires de TC Max. Vous pouvez utiliser le sommaire ci-dessous pour accéder directement à ce qui vous intéresse.

Mon objectif : vous donner tous les outils pour savoir quelle sera votre prochaine moto électrique.

Sans plus attendre, je vous propose donc d’entrer directement dans mon cœur de compétences : la conception de la TC Max 2020.

Note : La première version de la TC Max date de 2019. Étonnamment, on l’appelle “TC Max 2019”. Mais elle avait quelques défauts et faiblesses qu’ils ont voulu corriger. Ils ont alors sorti la TC Max 2020. Nous nous intéresserons essentiellement à cette dernière version dans cet article.

Les performances de la TC Max

Lorsqu’on conçoit une moto électrique, on répond à un cahier des charges qui se divise généralement en 5 points :

  • les performances,
  • le design,
  • le prix,
  • l’usage,
  • et l’impact global. 

Tout le travail du concepteur est de trouver le compromis idéal entre performances et design, afin d’aboutir à la moto parfaite. Celle qui satisfera pleinement le cahier des charges.

Notre sentiment de retour en enfance lorsqu’on se retrouve face à une moto vient justement de là. Car derrière de si belles courbes, nous avons l’intuition qu’une complexité immense se cache avec élégance. Et ça, c’est fascinant.

On va donc commencer cette analyse par ces 2 premiers points du cahier des charges, les aspects fonctionnels de la moto. Et surtout, le plus fascinant de tous : le groupe motopropulseur.

Le groupe motopropulseur de la TC Max

La conception du groupe motopropulseur d’une moto électrique est la première étape de sa conception.

En effet, l’idée est de partir des performances que l’on veut pour notre moto, afin de concevoir en premier ce qui les influencera le plus.

Par exemple, le cahier des charges des ingénieurs qui ont travaillé sur la TC Max devait être le suivant :

  • une autonomie de 140 km,
  • une vitesse maximale de 100 km/h,
  • et un passage de 0 à 60 km/h en 7 secondes.

Une fois que ces objectifs ont été établis, ils ont alors dû se mettre à la table à dessin pour choisir le moteur idéal.

Un moteur brushless à la puissance modeste

La TC Max est équipée d’un moteur brushless central (et donc non intégré dans la roue arrière, contrairement aux modèles TC). 

Les moteurs brushless sont des moteurs électriques synchrones équipés d’aimants permanents (nous y reviendrons plus tard). Mais ce qui nous intéresse ici, c’est que ces moteurs affichent un monopole presque intégral sur le marché des véhicules électriques

Note : en effet, seules les voitures de Tesla (hormis la Model 3) et la Renault Zoé sont propulsées par des moteurs autres que brushless. Si vous voulez en savoir un plus au sujet des moteurs électriques, vous pouvez retrouver le long article que je leur ai consacré en cliquant ici.

Cette domination incroyable vient d’une caractéristique très simple : les moteurs brushless offrent une densité de puissance incomparable pour un prix très compétitif.

Ce n’est donc pas une surprise de retrouver un moteur brushless sur la TC Max. Car pour rappel, son objectif est d’incarner la meilleure moto équivalente 125 au plus petit prix.

En revanche, la TC Max nous réserve une originalité inattendue.

Cette caractéristique étonnante a dû vous poser des questions, si vous vous intéressez à cette moto. Car vous savez que le permis A1 (autrement appelé « permis 125 ») permet de rouler sur des motos dont la puissance maximale est de 11 kW, soit environ 15 chevaux.

Cette limite autorisée nous fait penser que toutes les motos 125 doivent logiquement afficher une puissance maximale de 11 kW pour offrir les meilleures performances possibles.

C’est humain. Lorsque la limite est de 80 km/h, il ne nous viendrait pas à l’idée de rouler en dessous de 80 km/h.

C’est pourtant ce que fait la TC Max.

Alors que la limite autorisée est de 11 kW, le moteur de la TC Max n’affiche une puissance maximale que de 5 kW à un régime de 550 tr/min.

C’est très intéressant.

Car ça veut dire que c’est un parti pris.

Les concepteurs de chez Super Soco ont décidé en connaissance de cause qu’une puissance plus de 2 fois inférieure à la limite légale était suffisante

La question est alors la suivante : est-ce réellement suffisant ?

Le seul moyen de la savoir, c’est de tracer les courbes caractéristiques du moteur de la TC Max 2020.

Les courbes caractéristiques du moteur de la TC Max 2020

Aussitôt dit, aussi tracées.

caractéristiques moteur Super Soco

Je n’ai trouvé ces courbes nulle part sur internet.

Alors je les ai créées moi-même à partir des données que Super Soco veut bien nous donner à propos de leur moteur. On ne connaît que le couple maximal de 180 Nm et la puissance maximale de 5 kW à 550 tr/min.

Ces courbes ne sont pas contractuelles, et je peux parfaitement me tromper.

Mais je suis assez confiant sur leur concordance avec les courbes réelles du moteur qui propulse la TC Max 2020.

On note que les caractéristiques sont très modestes, assez éloignées de ce qu’on connaît généralement dans les véhicules électriques.

Ainsi, le couple chute dès les premières rotations, ce qui nous empêche de bénéficier de reprises faramineuses auxquelles les motos électriques nous ont habitués.

On passe alors d’un couple initial immense de 180 Nm à 0 tr/min, à un couple déjà plus raisonnable de 87 Nm lorsque la moto affiche sa puissance maximale à 550 tr/min. Sur ces régimes, la TC Max n’en dévore pas moins ses homologues 125 thermiques qui offrent rarement un couple supérieur à 10 Nm.

Entre 0 et 1000 tr/min, la Super Soco affiche donc un couple imbattable par les 125 thermiques.

Autrement dit, la TC Max dépose 95% des voitures et des motos aux feux rouges.

Et outre le boost d’égo que ça procure, c’est aussi très pratique de savoir qu’on peut compter sur une accélération franche au besoin, quelles que soient les conditions. Car le couple n’est rien d’autre que ce qui régit la capacité d’accélération d’une moto.

Mais au-delà de 1060 tr/min, elle n’affiche plus de couple.

Rien du tout. Le moteur ne tourne plus.

Et ça, ça en fait râler certains. Car si le couple est lié à l’accélération, le régime maximal du moteur est celui qui impacte la vitesse maximale que l’on peut atteindre.

Les 125 thermiques classiques telles que l’Astor Orcal ou la Honda CB125R affichent jusqu’à 115 ou 120 km/h au compteur. La TC Max n’a pas cette ambition, car le site promet une vitesse maximale de 100 km/h

Note : cette information est à relativiser quand on sait que certains propriétaires n’arrivent même pas à dépasser 80 km/h sur leur modèle de 2019. Il semblerait néanmoins que le modèle de 2020 ait corrigé le tir et atteigne bien 100 km/h selon certains propriétaires.

Et cette faiblesse face aux 125 thermiques s’explique par deux points :

  • la TC Max ne possède pas de boite de vitesse, contrairement aux 125 thermiques. Il est alors impossible maîtriser le régime pour avoir toujours du couple dans le moteur,
  • et les 125 thermiques fournissent du couple jusqu’à des vitesses supérieures à 9000 tr/min, soit 9 fois plus que ce dont est capable le moteur de la TC Max.

Ainsi, si la TC Max calmera les ardeurs de l’Astor Orcal lorsque le feu passera au vert, elle se fera rattraper 200 mètres plus loin.

Ce n’est pas un aveu d’impuissance, c’est simplement le signe que la TC Max ne boxe pas dans la même catégorie que les 125 thermiques.

La comparaison de l’évolution de la puissance fournie par le moteur en est l’illustration.

comparaison puissance moto Super Soco Orcal Astor

Certes, la TC Max affiche une puissance inférieure à l’Orcal Astor. Mais même si la puissance avait été égale, on voit bien que les deux motos ne s’expriment pas du tout sur le même terrain.

Alors, est-ce que ce moteur est suffisant ?

Oui, le moteur de la TC Max 2020 est suffisant. Il est même très performant. Mais dans un usage particulier, composé de courtes accélérations et de vitesses assez modestes. 

Et il est bon de se rappeler que la TC Max vaut moins de 5 000 €, ce qui réduit largement la possibilité de compter sur un moteur aux performances imbattables.

Le problème, c’est que cette courbe de puissance très resserrée supporte assez peu le superflu. Les ingénieurs de la TC Max ont alors dû réduire au maximum son poids.

Ce qui a forcément contraint la conception de la batterie.

Une batterie de 3,24 kWh, légère et amovible

En effet, la batterie est certainement l’élément le plus critique d’une moto électrique.

C’est elle qui décide de l’autonomie (critère hautement important). C’est aussi elle qui décide de la puissance du moteur (puisque c’est elle qui gère l’alimentation en électricité). Enfin, c’est elle qui pèse le plus sur la balance (la vraie balance, celle qui affiche des kg).

Autrement dit, la batterie d’une moto électrique est un casse-tête considérable pour les concepteurs.

Reste à savoir si les ingénieurs de Super Soco s’en sont bien sortis à ce petit jeu.

Note : j’aurais pu faire un mauvais jeu de mots sur les casse-têtes chinois. Mais je vous respecte trop, alors j’ai préféré m’abstenir.

La batterie qu’ils ont choisie pour la TC Max est une batterie lithium-ion (quelle surprise), amovible, lourde de 21 kg, avec une chimie NMC et une capacité de 3,24 kWh.

Et il n’y a pas à dire, c’est une belle pièce d’ingénierie.

Elle remplit exactement les missions qu’on attend d’elle.

Sa capacité est relativement faible, mais c’est très cohérent avec la puissance modeste du moteur. Et se satisfaire de peu est exactement ce dont la TC Max a besoin, car ça permet à la moto d’afficher un poids plume de 112 kg dont 21 kg de batterie (la page de vente de la TC Max donne un poids total de 93 kg, mais l’équipe d’Electric Garage a vérifié, c’est le poids sans la batterie).

Mais le coup de force est ailleurs.

Car en plus de son dimensionnement pertinent, sa légèreté permet de rendre la batterie amovible.

Dès lors, ceux qui vivent en ville n’ont plus à se poser de questions quant au chargement de leur moto. Il leur suffit de retirer la batterie et de l’amener directement dans leur appartement.

On y pense assez peu, mais le chargement est un des plus grands freins des motos électriques. Car nous n’avons pas tous le luxe d’un garage privatisé.

Dans les grandes villes, ceux qui ont le droit à un parking souterrain partagé par les habitants de l’immeuble sont déjà considérés comme chanceux. Et dans ces même parkings, l’accès au secteur est rarement une exigence qu’on peut se permettre.

La TC Max règle donc ce problème avec les honneurs. Et ça nous donne un gros indice de l’usage pour lequel cette moto est adressée.

Néanmoins, la plus grosse faiblesse de la TC Max est sa faible autonomie. Ce qui est directement liée à sa faible capacité.

Sans compter que le rendement du moteur qui chute en même temps que la vitesse peut lui aussi réduire drastiquement l’autonomie de la batterie.

Pour y remédier, la TC Max propose 3 modes de conduite qui brident l’alimentation pour ne pas perdre d’autonomie inutilement.

C’est une assez bonne idée, puisque ça permet de gagner des kilomètres à moindre frais. Et ça permet à cette batterie d’être très pertinente en usage urbain (ou périurbain). Car les écarts de vitesse sont faibles, et ne nécessitent pas non plus une autonomie titanesque.

En somme, la batterie de la Super Soco TC Max 2020 (à mes souhaits) est assez réussie au niveau des performances.

Mais lorsqu’on achète une moto électrique, les performances ne sont pas notre seule motivation. On cherche aussi à satisfaire une conscience écologique.

Et nous verrons plus loin que sur ce point, c’est moins satisfaisant.

En attendant, nous n’en avons pas fini de l’analyse de la conception de la TC Max. Car si le groupe motopropulseur remplit très bien son rôle, il faut que le reste de la moto suive son exemple.

Spoiler : c’est bien le cas, mais c’est moins exemplaire.

La géométrie de la TC Max, une fausse 125

Après avoir conçu tout ce qui permet à la TC Max de se mouvoir, les ingénieurs de Super Soco ont dessiné sa carcasse.

Ça se voit peu, mais la géométrie d’une moto détermine très fortement sa capacité à répondre aux contraintes qu’on lui impose. Ainsi, la géométrie a une incidence marquée à la fois sur sa maniabilité et sa stabilité, qui sont souvent antinomiques.

L’idée est alors de dimensionner avec soin les 5 paramètres principaux de la géométrie de la TC Max :

  • son empattement,
  • son angle de chasse,
  • sa chasse,
  • le rayon de ses roues,
  • et le déport de sa fourche.

Note : ici, nous n’entrerons pas dans les détails de chaque paramètre, car ça allongerait l’article de quelques milliers de mots. Mais si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver les deux articles que nous avons consacrés à la géométrie d’une moto, juste ici.

Angle de chasse et empattement TC Max 2020

Commençons donc par le commencement : l’empattement.

La TC Max 2020 a un empattement qui se situe entre 1330 et 1347 mm selon les sources.

Cet empattement est pertinent lorsqu’on vise un usage assez polyvalent. Pour des trajets en ville, en campagne ou sur voies rapides par exemple.

Traditionnellement, les motos 125 ont plutôt un empattement proche des 1300 mm, pour s’adapter au mieux aux conditions urbaines. Mais dernièrement, la tendance est d’allonger leur empattement, certainement pour leur donner un look plus musclé.

Ainsi, sur les 6 motos 125 les plus vendues en 2019, seule la Honda CB125F a un empattement qui s’aligne avec sa cylindrée. Les 5 autres privilégient des empattements de cylindrées moyennes.

La TC Max entre directement dans cette logique. On comprend facilement le besoin de paraître plus gros que ce qu’on est, mais ça me semble assez peu cohérent avec la faible ambition du groupe motopropulseur.

Pour les autres paramètres (excepté le rayon des roues), Super Soco ne donne aucune information.

Il est donc difficile de se faire une idée.

J’ai quand même réussi à mesurer grossièrement l’angle de chasse. Il semble être entre 23 et 24°, ce qui est tout à fait classique. Mais sans savoir les autres longueurs, on ne peut pas vraiment tirer de conclusions.

Néanmoins, ce qu’on peut en tirer, c’est que la TC Max a une géométrie axée sur la polyvalence.

En ça, si on occulte le design dont on parlera juste après, la TC Max ressemble beaucoup à un roadster classique. Cette ressemblance me semble pour le moins contradictoire avec le dessin du moteur et de la batterie qui ne sont pas du tout axés sur la polyvalence.

Difficile pourtant de leur jeter la pierre, quand on voit à quel point les roadsters ont envahi le marché des motos.

Ils se contentent donc de faire ce qui marche, pour adoucir la nouveauté que représente l’électrique.

Et le design de la TC Max est directement dans cette lignée.

Le design néo-rétro : bien pensé et bien réalisé

En effet, la TC Max montre de très jolies courbes.

Et quand elle roule, les passants se retournent systématiquement pour observer cette moto aux lignes inspirées des bécanes d’antan.

C’est très malin.

En effet, la mode du néo-rétro est en train de donner un nouveau souffle à l’industrie de la moto. Ce qui n’est pas désagréable, car elle avait tendance à répéter les mêmes schémas depuis les années 90.

Ainsi, le néo-rétro a réussi à reconquérir une bonne partie des jeunes urbains à fort pouvoir d’achat.

Cette même frange de la population qui souhaite plus d’authenticité (et qui peut se le permettre) est justement la même qui développe en ce moment une conscience écologique. Ils représentent donc une cible idéale pour les constructeurs de motos électriques, qui doivent alors apprendre leur lexique.

Et leur lexique, c’est le néo-rétro.

look néo-rétro TC Max 2020 Super Soco

La TC Max exploite donc ce vocabulaire en proposant le look que sa cible désire.

Il en faut évidemment un peu plus pour rafler la mise, mais c’est du travail bien fait. D’autant que justement, malgré des carénages en plastique, le look de la TC Max n’est pas aussi cheap que ce qu’on pourrait penser.

Il n’y a qu’à voir les yeux des passants pour s’en convaincre.

Du reste, opter pour une esthétique néo-rétro est très aligné avec la conception de la TC Max. Car c’est la promotion d’une certaine nudité.

Le superflu est alors supprimé, permettant de réduire la masse pour optimiser le rapport poids/puissance.

En somme, le design de la TC Max est parfaitement en accord avec l’état d’esprit de sa conception. Ce qui montre une belle maîtrise du sujet.

Bref, la conception de la TC Max 2020 a été menée avec intelligence. Et les 2 premiers paramètres du cahier des charges (performances et design) sont parfaitement clairs et alignés.

Reste donc à savoir ce qu’il en est pour les 3 autres paramètres.

Une moto urbaine, pour un public urbain

Nous allons maintenant nous attarder sur l’usage auquel la TC Max répond, ainsi que sur son prix et sur son impact environnemental. 

Ces paramètres s’intègrent eux aussi au cahier des charges et sont très instructifs à traiter.

Car ils dépendent essentiellement des valeurs que veut projeter Super Soco.

En effet, les paramètres précédents que nous avons étudiés sont orientés vers l’aspect fonctionnel de la moto : ses performances et son design sont directement liés au travail d’ingénierie.

À l’inverse, le prix, l’usage et l’impact doivent être décidés en amont de la conception, selon l’idée que Super Soco se fait des motos électriques. Ainsi, la combinaison de ces 3 paramètres est un indicateur excellent pour comprendre la TC Max.

Le premier paramètre, c’est l’usage.

En effet, quand on conçoit une moto, elle ne peut pas répondre à toutes les exigences. Elle ne peut donc pas offrir à la fois une maniabilité optimale, une stabilité exceptionnelle, une puissance tonitruante et la légèreté d’une plume.

Il faut trancher pour choisir les caractéristiques idéales.

Et ces caractéristiques dépendent de l’usage auquel la moto est censée répondre, pour éviter ce qui n’est pas nécessaire. Et la TC Max est un modèle dans sa capacité à répondre à un usage très précis.

Car nous l’avons vu, tout (hormis la géométrie) a été conçu pour que la TC Max soit la moto parfaite pour les habitants des villes.

Ainsi, elle se sentira comme un poisson dans l’eau au milieu d’une circulation dense, à se faufiler entre les voitures, à s’arrêter à tous les feux et à repartir de plus belle.

Elle sera idéale pour aller au travail tous les matins, en empruntant le périphérique bondé ou les rues du centre-ville. Sa batterie amovible rechargeable en 7 heures (et moins de 5h avec le chargeur rapide) ne demandera qu’à être prise sous le bras puis amenée dans son bureau pour être rechargée, au chaud.

Car la TC Max s’adresse sans aucun doute à ceux qui travaillent en bureaux, qu’ils se situent en ville ou en périphérie.

La faible autonomie n’est alors pas un problème, et la faible puissance ne se fera que très rarement ressentir lors des trajets quotidiens. 

On pourra aussi la sortir pour faire des virées le week-end, mais elle sera beaucoup moins à son aise. Sa faible vitesse de pointe coûtera quelques frayeurs sur les routes nationales avec des voitures un peu trop pressées de doubler, et elle s’essoufflera un peu trop rapidement.

Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.

La TC Max a tout sauf une âme de roadster, polyvalente et parfois fade.

Elle préfère être clivante et cibler les gens qui auront réellement besoin d’elle. Et c’est une très belle réussite sur ce point. Tout comme son prix incroyablement compétitif.

Un prix remarquablement bas

La TC Max 2020 coûte entre 4 690 € et 4 790 €.

Ce prix est objectivement incroyable. À ma connaissance, aucune marque de motos électriques n’est capable d’accomplir une telle prouesse.

On en vient même à se demander comment ils y parviennent.

La batterie par exemple : certaines publications scientifiques affirmaient en 2018 que le prix d’une batterie était aux alentours de 300 $ le kWh pour les voitures électriques. Sur cette base, la batterie de la TC Max 2020 coûterait 1 000 $, soit un peu plus de 900 €.

Mais c’est tout bonnement impossible, car il est impensable que la batterie coûte un cinquième du prix final. Il faut bien qu’ils fassent de la marge pour vivre. 

On peut ajouter à ça le prix du moteur électrique de quelques centaines d’euros. Et le châssis mécano-soudé qui coûte à la fois en personnel et en temps de fabrication.

La seule explication à ce prix aussi bas est une maîtrise hallucinante de la fabrication de la TC Max.

Et quand on creuse un peu, on comprend.

Super Soco est détenue par de nombreuses entreprises, dont le géant chinois Xiaomi. 

Ils incarnent donc le futur de l’industrie de la Chine. Et leur force de frappe leur permet de trouver des accords pour baisser agressivement les prix des composants qu’ils sous-traitent. C’est le cas des moteurs électriques de Bosch et des cellules de batterie de Panasonic.

Mais ce n’est pas tout.

Car ils n’ont pas prévu de s’arrêter en si bon chemin.

Super Soco vient en effet de s’associer avec le constructeur chinois de deux-roues électriques Vmoto, pour former l’entreprise Vmoto Soco. À eux deux, ils possèdent aujourd’hui une usine de 30 km² spécialisée dans la fabrication de deux-roues électrique, qui produit 300 000 véhicules par an. 

C’est titanesque. Ça n’a évidemment rien à voir avec les Gigafactories de Tesla qui dépassent les 1000 km², mais ça donne une idée de l’ambition des constructeurs chinois de deux-roues électriques.

Ainsi, le prix de la TC Max est lui aussi parfaitement aligné avec les 4 autres paramètres du cahier des charges que nous avons étudiés jusqu’à maintenant.

Il est remarquablement bas.

Ça lui permet alors de s’adresser aux « jeunes urbains dynamiques », qui n’ont pas forcément des moyens élevés, mais qui veulent néanmoins se déplacer dans leur ville avec agilité et la conscience tranquille.

Il nous reste donc une dernière question : la TC Max est-elle vraiment écologique ?

Un impact écologique pas exemplaire

Je pense que les propriétaires de TC Max sont conscients que leur moto n’est pas exemplaire quand il s’agit d’écologie. Mais quand même, la TC Max présente quelques forces du point de vue environnemental.

Le premier point est évident : c’est une moto électrique.

Donc automatiquement, elle ne produit strictement aucun gaz à effet de serre et très peu de particules polluantes lorsqu’elle roule. 

Et justement.

La TC Max est une vraie bonne élève quand elle roule, car elle n’est pas puissante. Ce qui lui vaut d’avoir une consommation d’électricité très faible, et permet ainsi de limiter l’impact que peut avoir la production électrique sur le bilan de la moto.

En ville, elle consomme 2,3 kWh au 100 km (à condition d’être en mode 1 qui bride la batterie) contre 4,4 kWh aux 100 km pour la Zero S, une équivalente 125.

Sur ces deux points, la TC Max est donc sans aucun doute une meilleure alternative que les motos thermiques.

Mais la réalité est plus complexe.

En effet, l’impact d’une moto électrique se mesure essentiellement avant qu’elle soit mise en circulation, ainsi que pendant sa fin de vie. 

Concernant la fin de vie, je n’ai trouvé aucune information.

Mais sans préjuger de rien, on peut d’ores et déjà faire l’hypothèse que rien n’est prévu pour le recyclage des composants de la TC Max

Et c’est une assez mauvaise chose. Car les motos électriques regorgent de matières polluantes qui pourraient détériorer l’environnement dans lequel elles se dégraderont (à l’inverse des motos thermiques). 

Les batteries font figure de très mauvais élève sur ce point. Car pour le moment (et malgré des entreprises qui font bien le boulot), leur recyclabilité effective est très faible.

Mais l’empreinte de la batterie de la TC Max ne s’arrête pas ici.

En effet, sa batterie est une lithium-ion dotée d’une chimie NMC. Cette chimie présente une densité énergétique très élevée, mais elle a la mauvaise idée de contenir beaucoup de cobalt, de lithium, de cuivre, de nickel et de graphite.

Le problème, c’est que l’approvisionnement de ces matériaux risque d’entrer en tension d’ici à 2050, à cause de notre rythme toujours plus soutenu d’excavations. Sans compter le coût énergétique et humain de l’exploitation des mines nécessaires à leurs productions.

La batterie de la TC Max pourrait progresser sur cet aspect, même si sa faible capacité permet de relativiser son impact face aux batteries gigantesques que Tesla utilise.

Mais l’examen de conscience ne doit pas s’arrêter là.

Pour rappel, le moteur de la TC Max est un moteur brushless. Il est donc composé d’aimants permanents.

Pour les fabriquer et avoir des performances élevées, nous n’avons aujourd’hui pas d’autre choix que d’utiliser des terres rares. Et elles représentent l’un des plus gros enjeux de notre siècle.

Car ces terres rares sont la cause de tension à la fois géopolitiques, humaines et écologiques.

Note : l’idée ici n’est pas entrer dans les détails. Mais si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver la partie sur l’impact écologique des moteurs électriques dans l’article que je vous ai partagé plus haut. Vous pouvez également jeter un œil à l’article sur les batteries, en cliquant ici.

En somme, la TC Max n’est pas exemplaire quand il s’agit de parler d’écologie (et ce n’est une surprise pour personne). Mais cette faiblesse est compensée par une intelligence de conception assez impressionnante du reste de la moto.

Notre avis : la TC Max 2020 est une très bonne moto électrique

Après une étude assez minutieuse de la TC Max 2020 de Super Soco, je ne peux que reconnaître que c’est une bonne moto électrique.

Elle sait à qui elle parle, et elle remplit exactement la mission qu’elle est censée remplir

Elle n’est évidemment pas exemplaire sur tous les points. Mais quand on voit son prix extraordinairement bas, on sait à quoi s’attendre. La TC Max ne vous décevra pas, tant que vous serez conscients de tout ce qui a été évoqué dans cet article.

Ce format d’analyse est très formateur pour moi. Il me permet de comprendre ce qui fonctionne chez les autres constructeurs.

Et de la TC Max, j’aurai appris qu’un dimensionnement adéquat du groupe motopropulseur est une clé non négligeable de la réussite d’une moto.

L’autre leçon est que l’usage est roi.

Une moto ne peut pas être bonne si elle est moyenne partout. Elle n’est bonne que si elle répond mieux que quiconque à l’usage auquel elle s’adresse.

Si (comme moi) vous croyez aux motos électriques et que vous souffrez (comme moi) du traitement superficiel que les médias en font, j’ai ce qu’il vous faut.

Tous les matins, j’envoie un court e-mail pour développer une compréhension toujours plus précise des motos électriques. 

Ainsi, sans effort et en y consacrant moins de 3 minutes par jour, vous saurez tout ce qu’il faut savoir à propos de notre passion commune : les motos électriques. Pour en être, il vous suffit de laisser votre adresse e-mail en dessous.

On se retrouve de l’autre côté !

D’ailleurs, n’oubliez pas de jeter un œil à voter boîte e-mail dans les prochaines heures. Je vous ai partagé quelques liens intéressants !

Trève de bavardages, passons à la suite.

Où acheter la TC Max 2020 ?

Pour écrire cette rubrique, j’ai enfilé mon chapeau de détective.

Version Sherlock Holmes ou Hercule Poirot ? Je vous laisse deviner.

J’ai scruté le site de Super Soco pour trouver les revendeurs officiels. Problème : ils sont trop nombreux, et impossible de savoir s’ils font du bon travail, ou pas.

Alors, à partir de ces recherches et des recommandations de certains lecteurs parmi vous, j’ai établi une petite liste. Puis, je les ai tous contactés, par e-mail ou par téléphone. Un à un. Et la sélection naturelle a fait le reste.

Voici donc une courte sélection de quelques sites, garages et concessionnaires où vous pourrez acheter une TC Max 2020 :

  • Electric Garage, à Clermont-Ferrand (dont je vous parlais un peu plus tôt dans cet article)
  • Green Motor Shop, à Paris (créé et géré par le très accueillant Manu)

Ne sont présents dans cette sélection que les mieux notés sur Google, les plus recommandés, et surtout les plus sympas.

Dîtes-leur que vous venez de notre part, ils vous réserveront un accueil chaleureux !

D’ailleurs, si vous souhaitez recommander un concessionnaire pour qu’il figure dans cette sélection, il vous suffit de m’envoyer un e-mail.

Voilà mon adresse : julien@construire-sa-moto-electrique.org.

L’avis des propriétaires : la TC Max (2019 et 2020) de Super Soco

Quand je cherche un avis sur une moto qui m’intéresse, je trouve rarement ce que je cherche. Et la TC Max n’échappe pas à la règle.

Car le plus souvent, les articles ne sont rien d’autre qu’un test rapide de quelques heures. Et il me paraît parfaitement impossible d’avoir un avis éclairant sur l’expérience qu’offre une moto si on ne l’a roulée que pendant une après-midi.

Les mieux placés, ce sont les propriétaires.

Ils connaissent son confort de conduite, ses conditions optimales et même ses petits défauts. Alors je les ai contactés, pour savoir s’ils voulaient bien partager leur expérience avec vous.

Et sans surprise, leur accueil a été chaleureux et bienveillant. Ce qui prouve bien que la technologie du moteur importe peu, un motard reste un motard.

Et entre motards, on s’entraide. 

Mes questions sur la TC Max de Super Soco

S’agissant d’entraide, les motards que j’ai contactés ont été exemplaires.

Car je ne leur ai pas demandé un avis vague et global. Je leur ai demandé de répondre à 7 questions, ce qu’ils ont fait avec beaucoup de détails. 

Ces questions sont selon moi les plus importantes à poser avant d’acheter une moto, électrique ou thermique.

Et leurs réponses sont très précieuses, car elles permettent de se faire une idée assez précise du comportement qu’aura la TC Max au quotidien.

Sans plus tarder, voici les 7 questions que je leur ai posées. Vous pouvez directement cliquer sur celle qui vous intéresse si vous voulez.

Si vous possédez une TC Max, vous pouvez ajouter votre témoignage en commentaire de cet article. Plus les témoignages sont nombreux, plus on pourra aider ceux qui hésitent à acheter la TC Max. 

Maintenant que nous avons bien bavardé, voyons donc ce que les propriétaires ont pensé du confort de conduite de leur bécane.  

Le confort de conduite de la moto

Une moto à l’aise en ville

Personnellement, j’avais peu de doutes sur le sujet.

Si vous avez lu mon analyse de la TC Max 2020, vous savez déjà que cette moto a été pensée et conçue pour la ville. Dès lors, pas étonnant de la voir bien se comporter dans la jungle urbaine.

La TC Max est très agréable à conduire.

Il n’y a pas d’effet on/off à l’accélération, elle a de la pêche et une vitesse max tout à fait correcte en usage urbain et péri-urbain (100 km/h compteur et 93 km/h mesurée GPS). En ville, la moto est très agile, et se faufile très facilement. Le freinage couplé avant/arrière est très bon, même s’il n’y a pas l’ABS.

Par contre, il vaut mieux oublier les autoroutes et voies rapides avec des vitesses supérieures à 110 km/h. Aussi, je trouve la suspension arrière bien dure, ça se ressent sur les pavés et nids de poule.

Frédéric, qui roule sur le modèle 2020 depuis Avril 2020. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Une position de conduite agréable

J’ai des problèmes de dos. Avec la TC Max je n’ai aucun souci : le guidon est assez haut pour ne pas être courbé.

Raphaël, propriétaire d’un modèle 2019 depuis Juin 2019. Coïncidence à nouveau ? Hum.

L’avis de Raphaël semble être partagé par Thomas et Sylvain.

Sans parler du confort que représente une moto électrique au niveau du silence et de l’absence de vibrations, la TC max est confortable. La position de conduite est vraiment bien à mon goût : sportive, mais pas trop.

Thomas, qui roule sur une version 2019

C’est très sympa à conduire. Honnêtement plutôt bien assis, le guidon tombe bien sous les bras. Évidemment on sent bien que ce n’est pas pour cruiser pendant des heures.

Sylvain, qui a arrêté son abonnement RATP après avoir acheté sa TC Max

Tous les trois s’accordent aussi à dire que tout n’est pas parfait.

Les suspensions sont juste correctes.

Raphaël

En revanche, pour un long trajet la selle va manquer un peu de moelleux.

Thomas

J’avoue que j’aimerais être un peu plus haut au niveau de la hauteur de selle. 3 ou 4 centimètre me sembleraient pas mal du tout.

Je ne suis pas très grand (1,80m) mais elle est conçue peut-être pour une clientèle asiatique ayant une moyenne de taille moins importante. Par contre, pour les filles c’est la taille idéale !

Sylvain

Le bémol : les pneus d’origine pas très fiables

Voilà quelque chose qui avait aussi été constaté sur la Zero S : les pneus par défaut ne semblent pas faire l’unanimité.

Ce que je reprocherais, c’est la tenue de route dans les virages. Je vais changer les pneus d’origine qui en sont certainement la cause.

Raphaël

Bonne partie cycle mais très mauvais pneus d’origines, à remplacer dès l’achat.

Romain

Bonus : lorsque la légèreté devient un problème

Je vis dans la vallée du Rhône.

Lors des jours de grand vent, la moto est impossible à tenir sans perdre une tonne de sueur à cause de la trouille de tomber. Alors ces jours-là, elle reste au garage, car elle est trop légère.

Raphaël

C’est aussi valable pour ceux qui vivent sur la côte Méditerranéenne. Et en Normandie. En Vendée aussi. Bref, vous avez compris.

L’utilisation de la TC Max, au quotidien

Maison-boulot, boulot-maison

Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes en plein confinement.

Le Covid-19 a eu raison de nos sorties du week-end, mais certains parmi nous doivent encore de se rendre au travail. Pour Frédéric, c’est en TC Max (évidemment).

Pour le moment, confinement oblige, c’est essentiellement pour des trajets entre mon domicile (proche banlieue) et mon lieu de travail (Paris).

Frédéric

Lorsque vous lirez cet article, la vie aura certainement repris son cours. Enfin presque.

Chacun reprendra alors les allers-retours entre sa maison et son lieu de travail. Et pour les autres motards interrogés, ce sera (aussi) en TC Max.

Pour aller à mon travail à 19-20 km sur routes départementales avec quelques cotes et pentes.

Raphaël

Tous les jours domicile-boulot (Paris 12, jusqu’à la Plaine St Denis), soit 24 km par jour.

Le trajet se compose d’un peu d’intramuros et de beaucoup de périph’. Autrement dit, exactement ce pour quoi est faite cette moto !

Thomas

Les trajets domicile travail uniquement (pour les bouchons).

Romain

La TC Max a donc une fonction bien précise pour la grande majorité de ses propriétaires. Petite exception faite pour Sylvain.

À 90% pour des trajets domicile-travail, et quelques fois pour faire un petit tour le dimanche matin. Par tous les temps !

Sylvain

L’autonomie de la TC Max

Une autonomie (un peu) inférieure à celle annoncée

La TC Max 2020 est équipée d’une batterie de 3,24 kWh.

Elle est légère, et son autonomie aussi. Mais n’oubliez pas que cette moto est conçue pour les courts trajets quotidiens, pas les longues balades en bord de mer.

Ça dépend pas mal de la façon dont on tire sur la moto. Pour moi c’est 75-80 km pour un « plein » de batterie (de 100% à 0%).

En pratique, je recharge toujours la batterie avant de descendre en dessous de 20%.

Frédéric

Pas énorme mais qui correspond à mon utilisation.

70 à 85 km maximum, je ne m’y amuserai certainement pas au-dessus. Deux allers-retours qui font 56 km en tout et il me reste 25 à 30% d’autonomie.

À noter qu’en dessous de 60% de batterie, les performances baissent. Un peu agaçant mais l’autonomie est préservée grâce à ça.

Sylvain

D’après l’usage que je fais de la moto, l’autonomie est de 69 km. Mais à l’approche du 0 je crois que la décharge est plus rapide. Je pense qu’on est plutôt sur du 65 km.

Raphaël

Je dirais environ 75km.

Elle peut aller jusqu’à plus de 80km mais c’est faire descendre le niveau de batterie trop bas. Donc je ne le fais jamais mais c’est quand même rassurant de savoir qu’on a de quoi rentrer à la maison même en étant un peu juste.

Thomas

On en parlera un peu plus tard, mais gardez aussi en tête que la batterie est amovible. La facilité de recharge compense un peu la faible autonomie.

L’autonomie dépend du mode de conduite

La TC Max propose 3 modes de conduite.

Ils permettent de brider l’alimentation pour ne pas perdre d’autonomie inutilement. Le mode 1 correspond au mode « Éco », le 2 au « Mixte » et le mode 3 au « Sport » (et donc le plus puissant).

En usage nationales et ville, 60 km en mode 3.

Romain

Avec mes conditions de route, je suis toujours en vitesse 3.

Il n’y a que quand je m’approche de mon lieu de travail où je fais 2 km en vitesse 2.

À l’aller, je consomme 23 % de batterie sur 19 km et au retour, c’est 33 % de batterie sur 20 km. Ce qui fait 56 % par jour.

Raphaël

À noter que Raphaël roule sur une TC Max 2019, et espère gagner en performances en faisant la mise à jour logicielle 2020.

L’autonomie et la recharge en fonction du climat

Cet article a pour objectif de récupérer l’expérience de ceux qui utilisent la moto au quotidien. Cette même expérience qui permet d’identifier des faiblesses imperceptibles à l’achat.

Justement, voilà 2 faiblesses : la recharge au soleil, et l’autonomie en hiver.

Comme je n’ai pas assez pour faire encore un aller/retour le lendemain, je dois recharger la nuit.

Au début j’ai essayé de charger le deuxième jour à mon travail car j’ai une borne électrique à côté du bâtiment de mon bureau. Mais avec le soleil qui tape sur la batterie, j’arrive à des performances de charge très médiocres et une grosse surchauffe. J’ai donc arrêté.

Raphaël

Quand il fait froid en hiver, il y a clairement de la baisse de performances. Et dès qu’il fait beau, le compteur de batterie est à nouveau tout content !

Sylvain

Cette crainte de voir l’autonomie baisser en hiver était aussi partagée par Frédéric. Ce sont d’ailleurs de problèmes assez fréquents sur les motos électriques.

Le temps de recharge

Un peu long, mais pas gênant

Il semblerait que 6 à 8 heures soient nécessaires pour recharger la batterie à bloc.

C’est un peu long pour la taille de la batterie, en effet. Mais au final, c’est un temps tout à fait standard, qui ne semble pas gêner plus que ça les motards interrogés.

Recharge assez lente, environ 12% par heure, soit 6h pour passer de 20% à 90%.

Cela dit, une recharge lente permet théoriquement une bonne durabilité des performances de la batterie dans le temps.

Frédéric

Je charge automatiquement tous les 2 jours pendant 4-5h (en général il me reste 35/40%), ce qui la fait atteindre environ 85/90%. Ça suffit largement.

Si je sais que j’ai plus de trajet à prévoir, je charge 6/7h pour être à 100%. Je pense que sur une routine journalière, le temps de charge n’est pas un problème sur ce type de moto (contrairement à une berline routière).

Thomas

Temps de recharge environ 7h, il faut bien connaître son planning heures creuses.

Romain

À 20% restants, il faut chez moi 6/7h pour être à plein.

J’ai aussi remarqué que le temps entre 90 et 100% est plus long que pour le reste.

Sylvain

Note : aucun d’entre eux ne l’a depuis assez longtemps pour avoir constaté une usure de la batterie.

Les astuces des pilotes : comment améliorer l’expérience de la moto ?

Conseil n°1 : changer les pneus

Changement de pneus indéniablement. Mais pour le moment j’attends le devis.

Raphaël

Conseil n°2 : prendre soin de la batterie

La meilleure astuce que j’ai trouvée, c’est d’avoir une conduite très linéaire et douce sur la poignée de gaz pour allonger légèrement l’autonomie.

La batterie n’aime pas du tout qu’on la brusque, donc il faut éviter le plus possible les pics de consommation inutiles surtout au feu rouge.

Thomas

Ne pas recharger en plein soleil, et la faire dormir au garage.

En cas de non-utilisation pendant au moins 2 jours : couper le coupe circuit. Je perds 12 % de batterie le week-end si ne baisse pas le disjoncteur.

Raphaël

Pour enlever la batterie ou la remettre, prendre son temps et la guider pour éviter de faire ça comme un barbare.

Sylvain

Ce qui se cache sous le carénage : les vices cachés de la TC Max

C’est probablement ma question préférée.

Par « vices cachés », je veux parler de tout ce qui n’est pas indiqué sur la page de vente du constructeur, et que les utilisateurs découvrent avec le temps. Ça permet de regarder ce qu’il se passe après les beaux discours de vente. Mais pas de crainte, la TC Max reste sérieuse.

Les seuls reproches que je peux faire sont les suivants : 

1) Les plaquettes de frein affichent des performances médiocres par temps de pluie.

2) Les pneus ont tendance à perdre de la pression un peu vite (à vérifier toutes les 2 semaines environ).

3) Le commodo gauche sans appel de phare ni bouton de clignotant standard.

4) Le système très mal pensé de verrouillage de la batterie avec la clé. Il faut tourner la clé avec une main et soulever la batterie de 20kg en même temps avec l’autre et le câble qui gêne la manipulation en prime.

Thomas

1) Le capteur de béquille régulièrement en panne.

2) L’électronique n’est pas fiable.

3) La batterie s’est mise en défaut au bout de 5 mois mais elle a été remplacée en garantie.

Romain

Note : j’en profite pour vous donner un conseil qui vient de Raphaël : prenez le temps de faire un tour sur le groupe Facebook des propriétaires de Super Soco. C’est une mine d’informations.

Le mot de la fin : la TC Max excelle dans la jungle urbaine

La conclusion de cet article est limpide. Claire comme de l’eau de source.

La TC Max est une moto taillée pour la ville et son périphérique. Ni plus, ni moins. C’était déjà la conclusion que j’avais faite de mon analyse (dont le lien est en début d’article), et c’est aussi ce sur quoi tous les motards interrogés s’accordent.

Clairement la ville et la proche banlieue. Légère, efficace, nerveuse bien comme il faut, qui freine vraiment bien.

Sylvain

En ville et sur le périphérique parisien pour moi.

Frédéric

Par conséquent, la TC Max est moins à l’aise sur l’autoroute, et lorsque le climat fait un peu des siennes.

Elle est idéale aussi bien sur périphérique fluide qu’en interfile. Et pour un usage urbain pur, aucun souci.

À l’inverse, sur un périph’ complètement dégagé on sent cruellement le manque de vitesse de pointe. Donc il faut vraiment oublier l’autoroute (sauf si on a la version 2020 à priori).

Thomas

Pas de vent et pas de route mouillée.

Raphaël

En ville, elle est agile.

Moins sécurisante sur grandes routes à cause de sa faible vitesse de pointe.

Romain

Maintenant, c’est à vous de jouer.

Si vous possédez une TC Max, je vous invite à laisser votre avis en commentaire (juste en dessous). Et invitez vos amis à venir jeter un coup d’œil, tous le monde est le bienvenu ici.

Dernière chose : il existe un forum qui rassemble tous les propriétaires de Super Soco, sans distinction. Il s’appelle sobrement mysupersoco.fr et vous pouvez y accéder en cliquant directement sur le lien.

Les caractéristiques techniques de la TC Max 2020 de Super Soco

Dans cette partie, on fait dans l’efficacité. On se concentre sur les caractéristiques de la TC Max 2020, et on voit ce qu’on peut en tirer. Pas de blabla, que des faits.

J’ai regroupé ici toutes les informations que j’ai pu trouver sur la TC Max 2020. Tout est rangé par catégories :

  • le moteur,
  • l’alimentation,
  • la transmission,
  • le châssis / suspensions / freins ensemble,
  • les dimensions,
  • le poids,
  • et le prix.

Caractéristiques du moteur

Couple max180 NmC’est immense. Mais c’est seulement à 0 tr/min, ça chute de suite après.
Puissance max.6,8 ch / 5 kW à 550 tr/minC’est modeste, quand on sait que la Pmax autorisée pour les permis 125 et de 11 kW.
Puissance continue3,5 kWIdem, modeste.
PermisA1Aussi connu sous le nom de permis 125.
Vitesse max. (soutenue)100 km/h
(0 à 60 km/h en 7 secondes sur piste circuit, pas de vent ni pente, motard 55 kg)
C’est faible. Mais si vous conduisez principalement en ville, c’est suffisant.
Technologie moteur ®Hub Brushless BOSCHC’est un moteur brushless tout ce qu’il y a de plus classique.
RefroidissementAirC’est certainement suffisant.
Contrôleur : courant de décharge maximale70 A70 A de décharge maximale, c’est assez faible. Mais le moteur a une puissance faible, donc c’est assez cohérent.

Alimentation & batterie

Technologie batterieLithium ion NMCClassique, mais pas très écologique. Pour info, elle est fabriquée par Super Soco et ATL, avec des cellules poches Panasonic.
Capacité nominale3,24 kWh (72V 45Ah)Capacité modeste.
AutonomieÉco : 140 km
Mixte : 80 km
Sport : 60 km
Le mode 1 correspond au mode « Éco », le 2 au « Mixte » et le mode 3 au « Sport » (et donc le plus puissant).
Temps de charge maison (intensité)7/8 h (72 V 5 A)C’est long, très long compte tenu de la faible capacité de la batterie. Il ne faut pas oublier de la brancher la nuit si vous allez au boulot le lendemain.
Temps de charge borne (intensité)Moins de 5h en charge rapide (72 V 10 A)Pas beaucoup plus court. Et d’un coup, ça va beaucoup mieux.
Coût recharge38 ct/100 kmC’est faible, et c’est très bien.
Tension en entrée90 V – 240 VAC 

Transmission

TransmissionCourroie, boîte automatiquePas de bruit et pas de vibrations.

Châssis, suspensions et freins

Suspension avantFourche télescopique inversée
Suspension arrièreMonochoc hydraulique
Freins avantSimple disque CBS (240 mm)CBS veut dire « Combined Braking System ». C’est-à-dire que les deux freins sont gérés pour optimiser le freinage.
Freins arrièreSimple disque CBS (180 mm)Ce qui est notable, c’est que le frein arrière n’est pas au niveau du pied comme sur les autres motos, mais au niveau du guidon.  
Pneus avant90/80-17 
Pneus arrière110/70-17 
Roue avant17 pouces 
Roue arrière17 pouces 

Dimensions de la moto

Empattement1347 mm (ou 1330  mm, plusieurs sons de cloches)Empattement dans la norme de ce qui se fait aujourd’hui pour les 125.
Hauteur de selle770 mm Faible hauteur, pratique quand on est pas grand. Surtout que c’est ajustable pour baisser la hauteur si nécessaire.
Angle de chasseEntre 23° et 24° Je l’ai mesuré sur des photos, car la donnée était introuvable.

Poids

Total112 kg (dont 21 kg batterie)Poids plume.
Charge maximale150 kg 

Prix & garantie du modèle

Prix4690€ – 4790€Il varie selon que votre choix se porte sur des roues à rayons ou à bâtons. Mais il reste incroyablement faible.
Garantie moto2 ansGarantie dans la norme de ce qui se fait.
Garantie batterie/Ils devraient garantir la batterie pour nous rassurer.

Cliquez sur le menu déroulant ci-dessus pour accéder aux caractéristiques détaillées de la TC Max 2020.

Pour ceux parmi vous qui se sont inscrits à la newsletter, on se retrouve demain matin, vers 8h30.

Sayonara !

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